Avec de l'expérience ce délai augmente, on devient conscient du processus de l'éjaculation et de ses signes avant-coureurs.
Voici d'après mes propres sensations les étapes qui précèdent l'éjaculation :
parvenu à un certain degré d'excitation, le gland va agir sur la prostate comme un détonateur en lui envoyant des impulsions, c'est le début de la période des deux secondes fatidiques ;
le réflexe éjaculatoire se transmet dans la zone de la prostate, je ressens à ce moment un picotement particulier intense dans cette zone se diffusant dans tout le périnée et même au-delà. S'il s'intensifie, il annonce le point de non-retour. Il faut agir immédiatement à ce stade pour retarder l'éjaculation ;
le gland devient rapidement hypersensible et intensifie ses signaux vers la prostate si elle ne s'est toujours pas mise en œuvre. Les sensations de plaisir qu'il procure attirent toute l'attention sur lui ;
enfin le sperme se libère au niveau de la prostate dans le canal de l'urètre, des spasmes agitent le pénis, le sperme est expulsé : c'est l'éjaculation.
Je n'étais pas bien conscient de la deuxième étape avant ma rééducation, car sa durée était trop brève, ce qui explique que je ne pouvais pas me retenir. Avec l'habitude vous anticiperez la première étape en évitant que le gland atteigne son niveau d'excitation en marquant unpic.
La technique exposée dans les pages suivantes agit au plus près de la prostate, contrairement à d'autresqui agissent au niveau du gland (le célèbre« squeeze » de Seemans repris par Master et Jonhson). Toutes les deux coupent en quelque sorte les impulsions que le gland envoie vers la prostate. Une pratique régulière vous permettra de décomposer ce processus. Elle permet de se déconditionner du réflexe éjaculatoire et comporte 3 phases successives échelonnées dans le temps :
compression manuelle à la base du pénis (et non du gland) à plusieurs reprises pendant la masturbation pour permettre au patient de réaliser qu'il a un moyen de faire redescendre le niveau de son excitation ;
après une certaine période, on passe à la rééducation des muscles du périnée qui prennent le relais de la compression manuelle pendant la masturbation ;
lorsque la phase masturbatoire est bien maîtrisée, on passe au rapport sexuel où l'on met en pratique l'expérience acquise dans les exercices précédents pour se retenir plusieurs fois avant d'éjaculer. On peut alterner cette séance avec la précédente.
Prendre ce qui suit comme un travail, agréable certes, mais pliez-vous à cette discipline.
Respectez le rythme minimum de trois séances par semaine - cela peut paraître parfois contraignant - sans reporter cet exercice à la
semaine suivante, c'est une condition sine qua non.
|