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Elle et Lui>Di…

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 01/08 - Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  25-09-2008 14:59
 Xman - 5 ans
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Bonjour à toutes et à tous,
Un intitulé de dialogue volontairement racoleur, mais j'aurais pu aussi choisir : la vérité des prix... vous comprendrez en lisant.
D'aucuns m'ont sans doute déjà lu, j'ai commencé un journal et pour résumer (les détails sont dans mon journal) j'ai commencé ma rééducation en solo, parce que j'avais L'IMPRESSION que ma partenaire n'était pas satisfaite de ma prestation au lit (vous pensez que certaines paroles ne peuvent pas vous tromper sur l'insatisfaction de votre partenaire), en plus nos rapports sexuels étaient espacés et même si elle disait que sa libido était au plus bas, je ne pensais pas me tromper en mettant ça sur le compte de mon ejp.
Oui je suis ejp, sans aucun doute (éjaculation avant la pénétration, durée maxi d'un rapport sexuel "non truqué" quelques secondes) depuis ma première relation sexuelle, ça fait 30 ans de ça.
Donc, mon mal être sur le plan sexuel m'a conduit SEUL à prendre des mesures radicales pour améliorer ma performance au lit (avant de connaître ce site, je pensais que c'était une fatalité, que je ne pouvais pas "guérir"), puis au bout de quinze jours de rééduc, mon couple étant sur le point de mourir, je me dis que quitte à mourir autant faire le grand saut, et là 30 ans après je balance tout, je prononce cette phrase terrible exactement ces quatre mots : "je suis éjaculateur précoce"... c'est comme "je t'aime" mais à l'envers...
Résultat : Le bateau est toujours à flot... MAIS et c'est là que je veux en venir, j'ai découvert que je m'étais trompé, que toutes les interprétations que j'ai pu faire à partir du comportement de ma partenaire étaient faites à travers le prisme de mon ejp... donc FAUSSES...
Je pensais qu'elle attendait de moi un coït plus long, faux = elle a horreur de ça, d'ailleurs en début de semaine j'ai fait une bonne phase 3 pour moi.vu d'où je viens.. résultat : elle pleurait...
Alors avec la même détermination que j'ai mise pour me rééduquer j'ai commencé à essayer de tout reprendre à zéro, on repart trente ans en arrière et on fait le point.
J'ai déjà écrit de nombreux posts sur ce forum qui se référait à cette question mais je voudrais entamer un dialogue avec tous ceux et toutes celles qui voudront bien me suivre sur un terrain difficile : la vérité des prix...
Après avoir bien lu TOUT ce qui est écrit sur ce site.
J'en arrive à la conclusion que l'ejp se soigne en grande partie pour LUI, parce que LUI est privé du plaisir de voir sa compagne se tordre de jouissance en continuant à contrôler ou dominer la situation (pour preuve de nombreux posts qui témoignent de phase 3 où la partenaire décroche...), l'argument de la partenaire non satisfaite est souvent un faux prétexte.
J'en arrive à la conclusion que ne pas dire son ejp est SUICIDAIRE (j'en suis pas mort pendant 30 ans, mais aujourd'hui je réalise le tribut que j'ai payé...), je réalise aujourd'hui seulement (il vaut mieux tard que jamais) la somme de malentendus que cela a généré dans ma tête et dans la tête de mes partenaires.
J'en arrive à la conclusion que dire son ejp est SALUTAIRE, ça peut avoir au moins le mérite d'ouvrir un VRAI dialogue avec sa partenaire et de connaître vraiment ses attentes au lieu de se contenter de les imaginer avec des pensées souvent plus fantasmagoriques les unes que les autres.
J'en arrive à la même conclusion que le juge du TGI de Lille qui a annulé un mariage parce que construit sur un mensonge. Ne pas dire son ejp, c'est mentir ou omettre comme on veut pour moi ça ne fait pas de différence. Je pense que l'on ne peut pas construire une vie à deux (je parle pas de mariage) sur CE mensonge là.
J'en arrive à la conclusion que beaucoup d'HOMMES se trompent sur les attentes de leur partenaire soit parce qu'ils ne leur demandent pas (pour les ejp, ça se comprend un peu) soit parce qu'ils sont épris d'une quête seulement PERSONNELLE.
Pour venir à bout du serpent de mer qui a habité et qui continue à hanter tous les ejp :
"la durée de la pénétration intravaginale"je me permets de vous recommander de lire cette discussion initiée par un ejp sur un autre site : http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/orgasme/duree-moyenne-penetration-sujet_150982_1.htm,
mais c'était en 2007, sans doute, vous répondrez autres temps autres mœurs!
(J'ai trouvé que ça pouvait permettre au moins d'attraper la queue du serpent (passer moi l'expression, parce que je sais qu'on ne le tuera pas de sitôt...)
Ca ne m'enlève pas de la tête les derniers vers d'un poème extrait des Fleurs du Mal de Baudelaire :
Ils traversent ainsi le noir illimité,
Ce frère du silence éternel. Ô cité !
Pendant qu'autour de nous tu chantes, ris et beugles,
Eprise du plaisir jusqu'à l'atrocité,
Vois, je me traîne aussi ! mais, plus qu'eux hébété,
Je dis : Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles ?

Xman
                                   Fin  
 02/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  26-09-2008 00:41
 Flash - 5 ans
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Salut Xman,
Intéressant sujet ! De mon point de vue, avouer ses faiblesses même si çà parait, comme baisser sa garde, d'un point de vue masculin ne peut en rien être suicidaire.
A mon sens la base d'une relation est le partage, non seulement le partage des bonheurs de la vie mais également les peines. Les Bouddhistes définissent la vie comme une éternelle souffrance, donc il faut être prêt a souffrir sans se voiler la face. Accepter, que vivre c’est avant tout souffrir Seulement la découverte et l’acceptante de la souffrance, amène la découverte du véritable bonheur. La vie n’est faite que de contrastes, connaître les moments les plus bas ne fait qu’apprécier plus encore, les moments les plus hauts.
Donc pour une relation la même chose est également vraie, pouvoir avouer son EJP a sa partenaire c’est avant tout partager quelque chose de très profond. C’est s’ouvrir a l’autre, montrer son insécurité dans le but de se faire aider. Quoi de plus difficile pour un homme que d’avouer son impuissance. Cela est d’autant plus dur, que notre société tend a une image très virile de l’homme, ne partageant pas ses émotions ou ne les montrant pas. Les partager étant un signe de faiblesse.
Je pense bien au contraire, que avouer son EJP a sa compagne c’est un peu aussi se l’avouer a soi-même, ou plutôt l’accepter soi même et accepter de se faire aider.
Je suis tout a faire d’accord avec toi que d’avouer son EJP permet d’ouvrir le dialogue. S’ouvrir a l’autre en partageant ses émotions et peurs ne fait que renforcer le dialogue et permet de se rapprocher de l’autre.
Nous ne vivons notre rapport a l’autre qu’au travers de nos émotions, les partager c’est avant tout les connaître. S’ouvrir a l’autre au plus profond de soi ne peu laisser perméable, spécialement le sexe féminin, en général beaucoup plus en contact avec ses émotions et ses désirs.
Je pense que nous avons beaucoup a apprendre et a comprendre sur les femmes, leur sensibilité, leur prise directe et leur connaissance beaucoup plus développée que la notre, de leurs émotions et de leur inconscient, leur goût pour le dialogue et le partage.
En conclusion avouer son EJP a sa partenaire ne peut a mon sens qu'être une preuve que l'on tient beaucoup a l'autre, un appel au secours pour ne plus faire face seul a ce lourd fardeau que l'on a sur les épaules.
Flash
 Début                   Fin  
 03/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  26-09-2008 00:47
 larobette - 5 ans
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Bonjour Xman,
désolé, mais je ne suis une fois de plus pas d'accord avec toi! Tu comprendras que cela n'a rien de personnel, mais il suffit de lire toutes ces femmes qui, désespérée expliquent que leur amour pour leur partenaire se moeurt justement à cause de leurs rapports sexuels au combien trop court! Mes expériences m'ont souvent confirmé que le sexe a une très grande importance dans le couple. Et quand j'emploie le mot "sexe", j'inclus y compris un coït satisfaisant pour les deux amants. Je respecte ta perseption de la chose, je suis sûr qu'il existe des femmes pour qui une pénétration de 2 minutes leur suffise largement, mais personnellement, je n'en ai jamais connu! D'accord pour dire que les films pornographiques ne sont que fiction, des scènes sans aucunes émotions, une barbarie sexuelles, un marché sans scrupules qui complexe bien plus que ce qu'il n'apprend réellement comment faire l'amour, mais pour moi il doit y avoir aussi une certaine "agressivité", la femme a besoin aussi de sentir que son homme se comporte comme tel, comme un homme entreprenant et non pas fuyant.
C'est sûr que si auparavant j'avais connu une femme pour qui deux minutes lui satisfaisait, j'aurai été ravi et je serai sans doute resté avec, mais j'aurai gardé le sentiment d'être passé à côté de quelque chose. Comme je l'ai déjà répété, je ne veux pas devenir un marathonien de la pénétration, mais je veux être capable de me contrôler, d'être le seul maître à bord, de donner l'ordre du moment de jouir et non plus d'être simple spectateur. Pour répondre à ta question, voir ma partenaire prendre du plaisir quand je suis en elle est plus important que de vivre des scènes torides. C'est ainsi que je conçois ma vie sexuelle et non plus éjaculer après deux minutes!
Tu me donnes l'impression de te satisfaire de deux minutes de pénétration du fait que ta partenaire prend beaucoup de plaisir en ce lapse de temps, et que ça lui satisfait amplement. Alors pourquoi faire cette rééducation si tu as peur de ne plus être EJP?
Avouer que l'on est EJP, je n'ai jamais eu les couilles de le faire en 12 ans de vie commune.... Mon EJP a été un des facteurs de notre échec, mais à l'époque je n'avais pas idée que l'on puisse avouer une telle chose! Je pense que avouer que l'on est EJP après plusieurs mois de vie commune soit moins "délicat" que lorsque l'on se connait à peine. Dans le premier cas on passerait plutôt pour quelqu'un qui se remet en question et qui prend le taureau par les cornes, mais dans le second cas faut avouer que ça joue pas en notre faveur. J'aimerai me tromper, mais tel est ma vision des choses. Des témoignages sont bien entendu attendu sur ce topic; ça peut être utile à beaucoup d'EJP ce posant cette question.... Pour moi, les dés sont jeté.
@ bientôt...
 Début                   Fin  
 04/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  26-09-2008 02:09
 Socrate - 5 ans
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Bonjour Bosson, Flash et larobette,
larobette a écrit :
Je pense que avouer que l'on est EJP après plusieurs mois de vie commune soit moins "délicat" que lorsque l'on se connait à peine. Dans le premier cas on passerait plutôt pour quelqu'un qui se remet en question et qui prend le taureau par les cornes, mais dans le second cas faut avouer que ça joue pas en notre faveur.
Sur ce point je suis tout à fait d'accord avec toi larobette, mais je ne pense pas pour autant que ton (notre) avis diverge de celui de Bosson.
Il faut donc nuancer deux cas et c'est ce que tu as fait:
1) Avouer à une personne que l'on connaît à peine: Suicidaire
2) Avouer à une relation sérieuse: Salutaire
Pour prendre mon exemple personnel, quand j'ai senti que tout était sur le point de voler en éclat avec mon ex-copine à cause de l'EJP, comme dernière solution je n'ai rien trouvé de mieux que de lui avouer le mal dont je souffrais et les démarches que j'avais entrepris pour m'en sortir (à l'époque cela faisait deux semaines que j'avais commencé la rééducation). Certes mon geste n'a pas été salutaire pour notre couple car j'avais sûrement trop tardé et plus rien ne pouvait la faire changer d'avis, mais ça a en tout cas été salutaire pour moi car depuis je me suis pris en main, en attendant d'être définitivement guéri de ce fléau (je croise les doigts...).
Néanmoins je pense que notre couple aurait pu survivre si je lui avais annoncé cela un peu plus tôt. J'ai senti de la compassion et de la compréhension quand je lui ai annoncé mon EJP mais le point de non retour avait malheureusement déjà été atteint.
Donc pour ceux qui sont un peu dans mon cas, ne faite pas la même erreur que moi et n'attendre pas le dernier moment. Il ne faut pas avoir honte d'avouer notre EJP car la femme/copine avec qui vous êtes depuis un certain moment vous aime et ne vous jugera pas. Comme l'a dit précédemment larobette, elle prendra au contraire ce geste comme un signe fort de votre part pour trouver un remède.
J'ajouterais pour finir qu'à mon sens la communication est la pierre angulaire de toutes relations.
Et pour parler brièvement du premier cas, ça me paraît bien naturellement suicidaire car si c'est un coup d'un soir, votre partenaire cherchera à avoir du plaisir et sera donc dans la recherche de la performance qui primera sur tout le reste. Et je pense qu'avouer notre mal à une (quasi)inconnue ne peut que nous mettre mal à l'aise avant l'acte ou nous enfoncer encore plus sir sa réaction est négative.
 Début                   Fin  
 05/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  26-09-2008 11:28
 Xman - 5 ans
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Bonjour Socrate, Bonjour Larobette, Bonjour Flash,
D'abord je commence par vous remercier tous les trois pour vos réponses... elles sont utiles mais je veux aller encore plus loin dans la vérité des prix...
Je poursuis en écartant de ce dialogue le cas du "coup d'un soir"... pour moi c'est hors sujet, ça n'est pas de la sexualité (au sens de recherche du plaisir à deux) ou alors une sexualité égoïste et c'est bien le coeur du sujet.
Donc pour la vérité des prix je vais poursuivre, ce préalable établi, avec une première question fondamentale qui conditionne, à mon sens, l'approche globale du problème  :
Est ce que je veux sortir de mon état d'ejp pour moi ou pour ma partenaire présente ou future?
(Larobette donne une réponse dans son post précédent en écrivant qu'il aurait l'impression de passer à côté de quelque chose, j'en déduis, me dire si je me trompe, que c'est pour lui...qu'il veut sortir de son état)
Si vous répondez c'est pour moi,

alors la question pour laquelle je cherche des réponses est :
D'après vous une pénétration intravaginale est réussie, si vous êtes capable de vous contrôler :
réponse 1 : pour répondre aux besoins de votre partenaire (mais dans ce cas en ayant atteint le ô combien mythique plateau, pour rester en phase avec sa partenaire on est sans doute en mauvaise posture)
réponse 2 : pour ne pas avoir l'impression de passer à côté de quelque chose (au risque de passer à côté de l'orgasme de votre partenaire, voire de le dépasser et au risque finalement de lui user la peau du vagin)
Si vous répondez 1, alors vous devez absolument avouer le plus tôt possible votre ejp, pour ne pas prendre le risque d'un scénario sucidaire à la Roméo et Juliette, à force de malentendus avec votre partenaire et surtout la réponse à la première question aurait dû être c'est vraiment pour elle que je me rééduque et pas pour moi.
Si vous répondez 2 : Je vous réponds que pour moi, passer à côté des besoins de ma partenaire est infiniment plus grave que passer à côté de la quête d'un Graâl version remasterisé façon Matrix, dans lequel on trouverait la méthode qui donne le pouvoir du contrôle absolu de son éjaculation...
Si vous répondez c'est pour elle :

Deux cas se présentent :
Vous avez une partenaire actuellement, il devient salutaire à mon sens de rejoindre au plus tôt et au plus vite la catégorie des ejp qui ont avoué, histoire de vous donnez une chance de répondre VRAIMENT à vos attentes mutuelles.
Vous n'avez pas de partenaire actuellement, il me semble salutaire d'avoir une idée même approximative de la durée moyenne d'une pénétration intravaginale dans le monde et surtout des aspirations moyennes des femmes dans ce domaine.
Ne pas vouloir le savoir vous renvoie à la question initiale : Ca signifie que c'est bien pour VOUS et VOUS seul et dans l'absolu que vous souhaitez sortir de votre état d'ejp, donc vous avez dans ce cas mal répondu à la première question...
Vouloir le savoir, c'est le demander, c'est lire, c'est accepter que la réalité, la vérité des prix N'EST PAS ce que notre éducation et nos expériences nous ont appris jusque là et encore moins les fantasmagories de la pornographie actuellement accessible au plus grand nombre.
Je repose donc cette question : Quelle est la durée moyenne reconnue, admise, d'une pénétration intravaginale simplement et bêtement humaine (mutants et super héros s'abstenir) ?
En fonction de vos réponses, je me permettrais de conclure que si on arrive à des chiffres de l'ordre de 1 à 2 minutes voire jusqu'à 5 minutes certains quêtes me laisseront toujours dans une grande perplexité,
Si vos réponses sont : un certain temps (comme le fût du canon pour refroidir, là il s'agit du vagin pour arriver au point de fusion...lol), je me permettrais alors de vous renvoyer vers l'intérêt salutaire d'en parler au plus tôt* avec votre partenaire future et d'arrêter de vous rééduquer dans le vide.... en demandant au plus tôt à votre future partenaire de vous donner son appréciation de ce temps vous aurez au moins un objectif clair....et REALISTE (vous aurez peut être enfin la vérité des prix.... et notre salut est à mon sens vraiment là)
Xman
*Faut il le dire tôt, voire avant le premier rapport ?
Ma réponse : C'est salutaire, parce que le masquer c'est se condamner à vivre une non sexualité (là on passe vraiment à côté de quelque chose pour soi) et prendre le risque que la souffrance intérieure que cela génère irradie le couple.
 Début                   Fin  
 06/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  26-09-2008 15:28
 Xman - 5 ans
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Bonjour à toutes et à tous,
Pour aider à la réflexion voici l'extrait d'un article rédigé par l'Association pour le développement de l’Information et de la Recherche sur la Sexualité à propos de l'éjaculation précoce (le lien est : http://www.gyneweb.fr/Sources/sexo/ejacprem.htm) :
En tout cas l’éjaculation survient très rapidement dans de nombreuses espèces animales, et spontanément la plupart des hommes éjaculent en moins de deux minutes s'ils n'apprennent pas à se retenir. Or il faut habituellement plus de deux minutes de stimulation sexuelle pour qu'une femme atteigne l'orgasme (la jouissance). Les hommes ont dû apprendre à se contrôler pour que leur compagne obtienne son plaisir par la pénétration vaginale, sachant cependant que la durée de pénétration nécessaire à ce qu'elle atteigne l'orgasme est d'autant moins importante qu'elle aura été longuement préparée avant la pénétration par des stimulations (attouchements) génitales. Ainsi, plus ou moins longuement préparées, par une stimulation appropriée de la vulve et / ou du clitoris, quelques femmes peuvent jouir moins d'une minute après la pénétration.
C'est pour tenter de répondre à la question que d'aucuns se poseraient :
Quelle est la durée moyenne d'une pénétration intravaginale ?
Xman
 Début                   Fin  
 07/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  27-09-2008 00:29
Vina - 5 ans
Profil : visiteur
Bonjour Xman et tous,
je pense que vous avez tout juste sur le fait d'annoncer l'ejp.
par contre je trouve que c'est trop cloisonner les choses que de séparer en "je veux guérir pour moi / je veux guérir pour elle". il me semble que, pour l'un comme pour l'autre, prendre du plaisir et en donner à son partenaire sont "indissociables" (ils peuvent l'être sur un instant, et encore, mais dans l'ensemble, non). il s'agit de partager du plaisir, et pour parvenir à cet épanouissement mutuel, de "guérir", pas + pour "vous" que pour "elle", mais pour la relation qui vous lie l'un à l'autre.
quant à la durée de la pénétration, c'est variable selon les femmes, selon l'habileté du monsieur en caresses, selon la confiance qu'il y a entre les 2 partenaires, et de mon point de vue variable selon l'intensité du désir donc selon les jours...
en clair et pour conclure, c'est un peu facile mais j'ai envie de vous dire : arrêtez de vous prendre la tête les gars.
et courage dans votre rééducation
Vina
 Début                   Fin  
 08/08 - Re: Dire son ejp, salutaire ou suicidaire?  27-09-2008 06:45
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 Xman - 5 ans
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Bonjour Vina,
Merci beaucoup pour ton commentaire et ton éclairage féminin.
Je te rejoins sur bien des points et effectivement je suis arrivé sur ce site et j'ai commencé ma rééducation à cause d'une prise de tête individuelle, parce que j'avais l'impression que sexuellement mon couple ne marchait pas et que c'était de ma faute.
Ne pas se prendre la tête, pour un homme "normal" c'est plus simple que pour un ejp.
Je comprends, aujourd'hui, que je suis revenu dans une certaine norme en avouant mon ejp, c'est ce qui fait toute la différence entre se prendre la tête seul et courir seul après des chimères ou essayer de construire une sexualité "saine" à deux, et je te rejoins entièrement et complètement quand tu parles de partage (avouer son ejp, c'est bien partager...).
Je me permets de penser qu'un ejp qui avoue son état augmentera dans de nombreux cas (à part les femmes à la recherche d'un autre Graâl : le record du monde de la pénétration intravaginale, je lis certains forums ou des membres annoncent des ordres de grandeur de 2 à 3 heures !) et au delà de la méthode préconisée sur ce site, sa capacité à revenir à une certaine norme.
La réponse à la question : Quelle est la durée idéale d'une pénétration intravaginale pour des humains normaux? C'est bien comme tu l'écris et comme je le pense un certain temps.
Mais, Vina, tu sais comme moi que les hommes et les femmes sont abreuvés d'écrits et de vidéos pour le plus grand et seul bénéfice des éditeurs, des producteurs et du monde des médias... qui déforme l'idée que chacun d'entre nous SEUL peut se faire du coÏt.
Je crains effectivement que les femmes comme les hommes ne deviennent "fashion victims" dans ce domaine et courrent éperdument et à l'unisson vers un coït fantasmagorique ou l'homme est équipé d'un sabre laser à la place d'un pénis, la femme n'ayant de cesse de se tordre de plaisir en râlant sous les assauts vaginaux puis anaux du dit sabre jusqu'au bouquet final ou le jedi avant de ranger son sabre aura inondé son corps de sa semence... Mon sentiment et c'est l'objet de ce dialogue, c'est que beaucoup d'ejp sont frustrés davantage par cette mode que par leurs réelles capacités. Je leur accorde bien volontiers parce que pendant 30 ans j'ai dû ravaler mes larmes en sachant que faire vivre, même quelques minutes (disons plus de deux...), ce coït fantasmagorique à une femme était hors de ma portée... J'avais vraiment l'impression comme le dit très bien Larobette et ça traduit parfaitement mon état le jour où j'ai trouvé ce site, de passer à côté de quelque chose.
Mais aujourd'hui, je suis bien plus circonspect, j'ai au moins compris en en parlant à ma partenaire que la vérité des prix de notre couple était ailleurs et que :
- j'ai pris le risque en omettant de lui dire mon état de passer à côté de ses VRAIES attentes dans ce domaine
- c'est bien MON état d'ejp, MA frustration et MON éducation sexuelle qui m'avait amené à penser qu'au sommet de la pyramide de MON plaisir trônait ce coït fantasmagorique...
En parler est salutaire, il me reste à me reconstruire...
Xman
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